Ô Sorcière
Ô Sorcière, vêtue d’aubes et d’étoiles
Toi qui vivais jadis en des temps immémoriaux
Où les contes, les lais, les fabliaux
Te paraient de lumière vespérale
Ô Sorcière, égarée parmi l’humanité
Assoupie dans ta grâce, tes rêves diaprés
Souffles un vent de bonheur, de douceur sucrée
Créés des amours exquises, de la volupté
Ô Sorcière, ton cœur ancestral s’est ému
Touché par la mortelle compassion et sa tendresse
Jusqu’à ce les hommes, en ton âme de Déesse
Déversent les pires maux du monde, abhorrant tes sens perclus
Ô Sorcière, divine, sublime
Te voilà sur le point de sceller ton cœur
Transformant ta lumière en noirceur
Craquelée de ténèbres qui te noient dans leurs abymes
Ô Sorcière, contre ton sein vide repose cet écrin
De velours rouge, prêt à être enterré
Martelant des élégies parmi ce jardin secret
Arraché à tes chairs, des sanglots entre tes mains
Ô Sorcière, dis adieu à ton éclat, tes émotions et cet amour
Que tu inspirais, aux heureuses saisons
D’une main protectrice qui suscitait les douces passions
Ce sortilège condamne ton cœur dans un écrin de velours.
Mishakal Yveldir